Centre de Bonheur National Brut (BNB)

Les Cèdres Bleus en partenariat avec l’association Centre BNB France Participer aux Bonheur National Brut !

Relié notre intériorité, aux autres, et à la nature, co-créons le « vivre ensemble de demain » dans nos organisations, collectivités, écoles…

Nous formons et accompagnons avec la pleine conscience et la théorie U pour une nouvelle forme de développement basé sur la compassion, la joie, la non-discrimination, et l’amour-bienveillance.

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Source WWF & Le Monde du 13/08/201

Le Bonheur National Brut est un « indice » qui vient se positionner en alternative au Produit Intérieur Brut et qui propose les bases d’un changement sociétal.

 

 

 

Pourquoi un changement sociétal ?

Nous avons tous conscience que notre monde évolue mal sur plusieurs grands sujets. Les crises régulières de l’économie mondiale pourraient être comparées aux spasmes d’un corps malade. Les inégalités sont frappantes et le climat évolue vite et mal.

Notre système et le paradigme actuel a conduit à trois grandes fractures qui ne cessent de s’aggraver : 

  • Fracture Ecologique : Soi & la Nature,
  • Fracture Sociale : Soi & les Autres,
  • Fracture de Sens ou Spirituelle : Soi & Soi.

Fracture Ecologique : Séparation avec la Nature

​​Chaque année nous consommons de plus en plus à crédit et poursuivons notre course effrénée.

Le jour du dépassement, ou « jour du dépassement de la Terre » (en anglais : Earth Overshoot Day), correspond à la date de l’année où l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an.

En 2016, nous vivions « à crédit » dès le 2 août…
A ce rythme, nous consommerons les ressources de deux planètes par an à l’horizon 2030.

Nous nous coupons chaque jour un petit peu plus de notre environnement et de la nature, nous l’exploitons sans plus de lien.


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Fracture Sociale : Séparation avec les Autres

​Avec plus de 800 millions de personnes dans le monde qui vivent avec moins de 2$ par jour et une répartition des richesses de plus en plus inégalitaire, notre société et son mode de fonctionnement creusent des fossés entre les individus.

Nous assistons peu à peu a un délitement du sens collectif, de l’attention portée à l’autre et a une individualisation de plus en plus forte de nos modes de vies et de nos réflexes en société.

Fracture du Sens : Séparation avec Soi

En 2014, l’OMS publiait un rapport inquiétant et affirmait que le nombre de suicides était plus important que le nombre de victimes de guerre et d’homicides réunis…
Par ailleurs, la prescription et la consommation d’antidépresseurs est en constante augmentation, en particulier dans les pays riches.
Ne plus être en accord avec soi-même…


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La richesse contribue de manière significative au bonheur, mais au delà du niveau   de sécurité elle a un impact décroissant sur le niveau de bonheur.

Il est frappant de remarquer à quel point une société inégalitaire va générer des   problèmes sociaux, de santé et donc de mal-être.

L’exemple le plus parlant est celui des Etats-Unis : l’un des états les plus riches   du  monde qui génère autant de problèmes sociaux et de santé…

Pourquoi une alternative au P.I.B ?

En 1968, Robert Kennedy parlait en ces mots du P.I.B :

« Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique.
Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes.
Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.

En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays.

En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. ​ »

Le PIB mesure seulement l’activité du marché et apparente. Tout s’additionne dans son calcul, y compris ce qui crée plus de pollution, de maladies ou qui crée des effets induits négatifs. Construire une prison rajoute de la valeur au PIB.
Par ailleurs, le PIB laisse de côté beaucoup d’activités qui participent au bien-être mais sont en dehors du périmètre du marché productif comme élever ses enfants, prendre du temps pour ses loisirs…

Le Bouthan propose des pistes de réflexion à L’O.N.U et au monde

En 2011 L’Assemblée générale de l’ONU a adopté, sans vote, une résolution sur le bonheur comme une approche globale du développement et a salué l’initiative du Bhoutan, ardent défenseur du « Bonheur national brut (BNB) », d’organiser à sa prochaine session une table ronde sur le sujet.

Dans sa résolution, l’Assemblée invite les États Membres « à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l’importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d’orienter leurs politiques de développement ».

Coauteur de la résolution, le Bhoutan a adopté en 1972, l’indice du « Bonheur national brut (BNB) », une définition du niveau de vie qu’il croit plus holistique que le Produit national brut (PNB). L’indice repose sur les quatre principes fondamentaux auxquels le Bhoutan attache une part égale à savoir

  • La croissance et le développement économiques
  • La conservation et la promotion de la culture
  • La sauvegarde de l’environnement et l’utilisation durable des ressources
  • La bonne gouvernance responsable.


Un an plus tard l‘Assemblée générale des Nations Unies s’est réunie à New York pour une réunion de haut niveau sur les façons d’intégrer le bien-être et le bonheur comme paramètres pour mesurer le développement qui jusqu’à présent a été mesuré avec des données purement économiques.
Retrouvez ICI l’intégralité du communiqué de presse diffusé après cette réunion et qui détaille les interventions de plusieurs personnalités et spécialites tels que Joseph Stiglitz, Mathieu Ricard…

Le Bouthan devenait un laboratoire pour le monde et les piliers du BNB commençaient à s’expatrier.

Aujourd’hui, le BNB irrigue toute la vie du pays, entraînant de profonds bouleversements dans l’agriculture (objectif : 100% biologique en 2020), l’éducation nationale, où l’on prépare les élèves à devenir des « ambassadeurs du changement », la gestion des ressources naturelles (réglementation stricte de l’abattage des arbres et de l’exploitation minière), la santé gratuite pour tous, le tourisme de qualité, ou le commerce (non adhésion à l’Organisation mondiale du commerce).

Le 4ème roi de la dynastie Wangchuk invente dans les années 1970 cette formule qui fait la réputation du Bhoutan aujourd’hui : le BNB pour le Bonheur National Brut.
Après avoir observé les autres pays, Jigme Singye Wangchuck se rend compte que ce ne sont ni la prospérité, ni le développement économique qui apportent la joie aux peuples.
Pour lui, le développement doit se faire autrement et il instaure une nouvelle priorité : développer le pays en visant d’abord le bonheur des citoyens.
Autrement dit, le bonheur objectif est considéré comme le développement le plus ultime. 


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